GRoupement d' Associations Porteuses de Projets Environnementaux
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A relayer largement autour de vous !
http://www.brassicanigra.org/blabla/num … ilson.html
Dimanche 28 mars - Place Wilson, Dijon - 13h - Manifestation pour l'accès aux terres et l'autonomie alimentaire.
Pique-nique gratuit proposé par Food not Bombs(1), concert, déambulation, action, interventions et débats...
Pour défricher ensemble les bases d'une agriculture, locale, directe, bio et s'émanciper collectivement du modèle productiviste et industriel... Pour faire sauter le verrou de l'accès au foncier en zones rurales ou péri-urbaines. Libérons les terres !
Avec la participation/intervention de :
la Confédération Paysanne 21, Terre de liens, de jeunes agriculteurs locaux, le réseau européen Reclaim The Fields(2) ,l'association Plombières environnement, l'association Kir, Espace autogéré des Tanneries, les Faucheurs volontaires 21, Food not Bombs(1) Dijon, Groupe libertaire Dijon...
(1) De la Nourriture pas des bombes
(2) Reprenons les Terres...
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Dans sa course au rendement, le modèle agricole dominant, basé sur une logique industrielle et productiviste requiert un usage massif de pétrole, de pesticides, d'engrais, d'emballages plastiques, le transport des aliments sur des milliers de kilomètres et provoque la stérilisation des sols et des cours d'eau, la désagrégation de liens sociaux dans les campagnes et l'exode rurale, l'exploitation et le maintien dans la misère de millions de sans-papier-e-s et sans-terres en Europe et dans le monde. Son développement à l'échelle mondiale n'aura fait qu'aggraver les inégalités sociales, la destruction de la biosphère et livrer le vivant, des champs jusqu'aux semences et engrais, aux tenants de l'agro-industrie mondiale et à leurs trusts.
L'agriculture industrielle est un cercle vicieux dévastateur. Des mythes progressistes aux mentalités conservatrices, du rouleau compresseur économique aux choix étatiques, son offensive est toujours féroce, même relookée « écolo ». Partout dans le monde, des millions de paysans se battent pour garder un contrôle sur leur ressources, pouvoir nourrir les leurs et ne pas finir dans des bidonvilles. En Europe, les politiques alimentaires ont presque réussi à faire disparaître totalement la « paysannerie » en faisant en sorte qu'il soit presque impossible pour les petits agriculteurs de vivre du travail de la terre et pour les jeunes de s'installer comme paysan. Elles ont rendu la plupart d'entre nous complètement dépendant-e-s, coupé-e-s de tout savoir-faire » », espaces et pratiques connectées à la production de notre alimentation.
Autour de Dijon, des maraîchers, paysans et des associations regroupant des citadins ou des ruraux, dénoncent et défient la domination de l'agriculture conventionelle. Des initiatives variées mettent l'accent sur les divers freins institutionnels et politiques à l'installation que rencontrent notamment des projets bios orientés vers la vente directe et locale ou vers des associations. Mais l'accès au foncier demeure souvent verrouillé face à des visions en porte à faux avec l'agro-industrie et ses hypermarchés.
Chaque jour des hectares de terres dans le monde sont grignotées par le béton, et les anciennes ceintures maraîchères font sans cesse place à des zones commerciales, des parkings et des immeubles. Dijon ne transige pas à la règle : les campagnes alentours sont tenues par les gros producteurs, la ceinture maraîchère est en friche ou bitumée, et les jardins ouvriers, reflets de communautés sociales et trésors de débrouilles, tendent à disparaître, malgré les fortes demandes à ce sujet. On nous parle sans cesse d'éco-quartiers, mais au delà-du flon flon vert pour l'image et de la réalité eco-aseptisée qu'elle cache, ce que nous souhaitons (re)créer aujourd'hui ce sont des zones maraîchères au sein et en périphérie des villes. Nous voulons des terres où puissent se développer des projets agricoles pour des paysans qui souhaitent s'installer, aussi bien que des potagers qui permettent à des citadins de cultiver une partie de leur nourriture.
Les initiatives de libération de terres laissées en friche ou vouée au béton, et la mise en place de potagers collectifs sont parmi les moyens possibles pour défricher les bases d'une agriculture, locale, directe, bio.... Elles questionnent les modes de productions et le cloisonnement producteurs-consommateurs. Elles permettent de briser en acte le brevetage et la commercialisation systématique du vivant, et de fertiliser les liens qui se tissent à partir d'une terre partagée, habitée et travaillée...
Parce que la nourriture est un besoin primaire, parce qu'autonomiser l'alimentation de l'agro-industrie est à la charnière de tout projet social émancipateur, parce que nous voulons mettre nos idées en pratique et relier des actions locales aux luttes globales, parce que le refus de la nourriture industrielle ne se situe pas sous plastique et hors de prix dans un rayon high tech de supermarché. : libérons les terres !
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http://www.brassicanigra.org/contributi … tiver.html
On va voir ce que donne la suite, les coproprios et la mairie prépare la riposte ! Ca tombe bien, nous aussi !
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c toi qui a rédigé (parce que parce que parce !!!)??
En tout cas je suis bluffé, je n'ai pas regardé mais s'il n'existe pas de fiche "occuper des terres", il faudrait la créer.
Vous avez été drôlement efficaces, vous avez réuni plein de monde et d'assos, c super!
bravo!!
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j'ai écrit certaine partie du texte, mais effectivement la fin avec les parce que je me suis inspiré de la fin du texte du grappe (mais c'est la formulation de mika que je lui ai honteusement dérobé !)
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Un petit texte qui a été écrit récement sur ce qu'il s'est passé le 28 et depuis...
Dimanche 28 mars, suite à l'appel de divers collectifs et associations, des citadins, des jardiniers en herbe et des maraîchers en luttes ont libéré des terres
Malgré la pluie, le vent, le noeud lunaire réputé défavorable au travail du sol, le changement d'heure,... autant de facteurs propres à décourager les jardinier-è-s en herbe, ce sont pourtant deux cents personnes qui se sont retrouvées vers 13h sous l'abri du kiosque de la place Wilson à Dijon (France).
Après quelques interventions introductives de la part de membres d'AMAP, de maraîchers de la Confédération Paysanne et du réseau Reclaim the Fields, tout ce beau monde s'est dirigé droit au but, vers les vestiges de l'ancienne ceinture maraîchère, en friche depuis plus de 10 ans. Au son d'une batucada internationaliste, la foule armée de brouettes pleines de plants, de quelques dizaines de bêches, pioches, faux et fourches, donnait à la déambulation potagère des airs de jacquerie urbaine.
A l'arrivée au coin des terres abandonnées d'une surface d'environ 3 ha, l'ensemble des manifestant-e-s ont pénétré directement sur la première parcelle en friche de la rue, s'avançant mètre par mètre, défrichant avec entrain ce champ envahi par les ronces et l'oubli. Au bout de quelques heures d'intense ébullition collective, grâce au ravitaillement assuré par Food not bombs et sous les rythmes véhéments de la batucada, une bonne partie du champs était déjà retourné et en voie d'être cultivé. Les quelques policiers présents se sont contentés d'observer et de condamner, médusés.
Une première assemblée potagère a permis de se donner rendez-vous pour la suite, d'organiser la diffusion de l'information, le début des cultures et le maintien de l'occupation. Bon nombre de voisins, qui voyaient les terres et les maisons alentour se dégrader depuis des années, sont venus s'enquérir avec enthousiasme de l'action et sont repartis en promettant de repasser bêche à la main ou avec quelques prospectus pour relayer l'information dans le quartier.
Dès le lendemain, la chaine d'information régionale et le torchon local faisait état de l'occupation. La nouvelle s'est rapidement propagée dans la ville, au point que certains propriétaires et l'adjoint à l'urbanisme de la mairie, accompagnés de la maréchaussée, se sont rendus le matin même sur les lieux pour constater le forfait. Malgré une tentative de dialogue, ces braves gens n'étaient pas tout à fait enclin à la discussion, promettant de porter plainte contre les occupant-e-s. Un petit tour par la case cadastre nous a permis de connaître précisément la situation des terrains. Si l'on excepte les terrains déjà rachetés par la mairie, l'ensemble des 4 parcelles est en indivision, ce qui pourrait compliquer la tache des copropriétaires soucieux-ses de défendre leur friche de ces dangereux jardiniers.
Ces petits désagréments n'ont en rien éreinté la motivation des défricheur-euse-s et apprentis jardinier-è-s ! Seul le temps, pluvieux toute la semaine suivant l'occupation, aura eu raison de notre enthousiasme, nous obligeant à repousser le repiquage des 2000 plants préparés quelques semaines avant la manifestation. Fort heureusement, le temps s'est depuis montré plus clément, et nous voilà lancé-e-s corps et bêches dans notre utopie potagère ! Les repiquages sont en cours et de nombreux semis de tomates, aubergines, courges, salades, courgettes et autres légumes ont été préparés et mis à germer dans la serre-garage de la villa, place forte du potager.
Le printemps pointe donc le bout de son nez et avec lui la vie reprend son court, la végétation bourgeonne et les larves d'huissiers éclosent : autant de raisons pour continuer à nous battre et jardiner... En attendant une éventuelle riposte judiciaire les légumes retrouvent leurs droits dans le quartier des maraîchers...
Il s'appelle le 'jardin collectif des lentillères', il est né le 28 mars 2010 à 15h12, mesure(ra) 3 ha et leurs jardinier-è-s sont heureux-ses ! Merci à tou-te-s les ami-e-s venu-e-s de loin spécialement pour participer a sa naissance !!
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clem tu peux pas choper le mec de la radio: impossible de lire ses enregistrement et donc impossible de faire un article pour CQFD!!
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